Les exportations des vins de Bordeaux en progression

L’année 2012-13 (mesurés d’août 2012 à juillet 2013, compte tenu de la saisonnalité de l’activité dépendant de la récolte) a vu les exportations de vins de Bordeaux croître de 1% en volume, un chiffre qui n’a conduit les représentants de la profession à se féliciter de « chiffres jamais atteints ».

Vin bordelais
L’exportation des vins de Bordeaux en hausse

Cette euphorie doit cependant être nuancée au vu des résultats en valeur, qui sont eux en repli de 3 % par rapport à l’année précédente, certes record. Le chiffre de 2,21 milliards d’euros reste conséquent, correspondant par exemple à près du tiers de l’excédent dégager par l’ensemble des cosmétiques, parfums et produits chimiques français !

Le marché chinois, qui était jusque-là largement responsable de la flambée des prix, s’est en effet montré moins friand des vins bordelais ; ce recul a été constaté aussi bien à Hong Kong qu’en Chine Continentale, deux marchés distincts compte tenu du statut de région administrative spéciale de l’ancienne colonie britannique. Cette nouvelle a cependant été accueillie avec philosophie par les producteurs qui soulignent que cela évite une trop grande dépendance vis-à-vis de cet unique marché, potentiellement très versatile compte tenu de son particularisme culturel.

La morosité est aussi de règle pour les exportations à destination de l’Europe, en tassement en raison probablement de l’impact de la situation économique sur le vieux continent.
Les autres marchés extra-européens importants à l’exportation se sont révélés quant à eux mieux orientés, les ventes progressant en volume comme en valeur aux États-Unis, et également en valeur au Japon.

Des vendanges faibles et tardives dans le Bordelais

C’est enfin parti ! Depuis le 16 septembre et malgré le temps peu clément, les sécateurs sont entrés en action dans les vignobles du bordelais.

C’est avec le sauvignon que les vendanges ont commencé. Comme partout, il y a au moins trois semaines de retard suite à un printemps extrêmement pluvieux et froid.

Trois semaines de retard

Les vendanges débutent
Les vendanges débutent

Pour les deux hectares de sauvignon, il faudra compter une semaine de récolte avant de pouvoir passer au sémillon.

Toutefois, bien que l’été fut chaud et sec, les trois semaines perdues au printemps n’ont pu être rattrapées.

Ces dernières années, les bordelais commençaient de vendanger dès la fin août mais cette année, ils sont obligés d’attendre la maturité du raisin.

La floraison fut très difficile en juin en raison des nombreuses pluies et des températures trop basses.

Quant aux raisins rouges, ils vont certainement attendre jusqu’à début octobre avec toujours la crainte du mauvais temps alors que la météo des dernières semaines est tout à fait capitale.

Mais un millésime de bonne qualité

A priori, le millésime 2013 devrait être assez proche de celui de 2008. Rien d’exceptionnel mais de la bonne qualité générale.

Les pertes ont été importantes et le volume final devrait être inférieur de 20 % à une année normale. Cela nous ramène à un volume encore plus bas que celui de 1991 : les responsables ? Les fortes pluies du printemps et la grêle de la fin de l’été.

Le Bordelais n’est malheureusement pas la seule région touchée et la récolte nationale devrait être l’une des plus petites depuis très longtemps alors que 2012 avait déjà été particulièrement faible.

De grosses pertes dans les vignobles du Bordelais

Catastrophe naturelle sur le vignoble Bordelais en cet été 2013: la grêle a durement frappé le vignoble Bordelais à hauteur de 37000 hectares touchés.

 

Entre le 27 juillet et le 2 août des orages de grêle ont dévasté les domaines des viticulteurs des appellations d’Entre-deux-Mers et des Côtes-de-Castillon; la Chambre d’agriculture de la Gironde a eu du mal à chiffrer le montant des dégâts occasionnés. Cependant, le chiffre de 156 millions d’euros de perte serait avancé. 23000 hectares touchés à plus de 30% soit des pertes en volume dans le Bordelais de l’ordre de 20%, ces chiffres alarmants ont dépêché le Ministre de l’Agriculture, Stéphane Le Foll, sur place afin de rassurer les viticulteurs. D’autant plus que cette catastrophe a un impact important sur toute la filière. En effet, environ 2500 emplois saisonniers seraient concernés.

Intempéries
Le vignoble Bordelais

 

Seule note positive: les grands crus seraient préservés. Seuls 7% des surfaces touchées seraient classées en AOC Saint-Emilion. En outre, les grands crus prestigieux de Médoc, Pomerol, Graves ou Sauternes sont épargnés. La plupart des domaines touchés concernent des petites appellations de Bordeaux, Bordeaux supérieur, Entre-deux-Mers, et Côtes-de-Castillon pour la plupart commercialisées entre 2 et 7 euros la bouteille sur le marché des particuliers.

 

 

Cet orage de grêle ne cache cependant pas d’avalanche d’aides ni de mesures. Les seules pistes avancées pour l’instant ne concernant que l’achat de vendanges rendu possible par arrêté préfectoral, des exonérations de taxes (foncière sur le foncier non bâti) et des délais supplémentaires pour d’autres (TVA, cotisations sociales). La seule piste de réforme en profondeur du système d’assurance est envisagée par le ministère qui préconise de rendre l’assurance des viticulteurs obligatoire.

Le Château Béhèré passe sous la propriété de Jacky Lorenzetti

Le Château Béhèré vient d’avoir un nouveau propriétaire. Il s’agit de Jacky Lorenzetti. Cet homme d’affaires est déjà propriétaire de plusieurs châteaux en France.

Jacky Lorenzetti continue ses investissements dans les vins bordelais. En effet, il vient d’acquérir le Château Béhèré appartenant aux époux Camou depuis une vingtaine d’années. Par manque d’héritier, ceux-ci ont décidé de vendre ce Château. Pour Anne-Marie Camou, la vente de leur « bébé » n’est pas un évènement malheureux.

PauillacLe Château Bréhère a une superficie de près de 5 hectares à Pauillac. Le montant de la transaction varie selon plusieurs sources. Certains parlent de 6,7 millions d’euros, tandis que le concerné lui-même soutient que le prix d’achat ne dépasse pas les 7 millions d’euros.

Ce n’est pas la première fois que l’homme d’affaires s’intéresse aux vins bordelais. Il avait déjà acheté en 2008, le Château Lilian Ladouys (Saint-Estèphe), en 2009, le Château Pédesclaux (Pauillac) et en février 2013, le Château d’Issan (Margaux).

Jacky Lorenzetti aussi actionnaire majoritaire du club de rugby Racing Metro 92 et fondateur de Foncia soutient que « cet achat n’est pas seulement une opération capitalistique, mais également un investissement familial. Avec mon épouse, nous venons deux fois par mois dans le bordelais. Mes quatre enfants s’y intéressent également beaucoup. C’est un vrai métier et nous nous impliquons personnellement. »

Il faut savoir que le Château de Béhèré a une production annuelle de 33 000 bouteilles. Il s’agit surtout des bouteilles Béhèré Courtin et Béhèré.