Un livre pour apprendre la dégustation

Le vin, symbole de la France dans le monde entier, n’en reste pas moins un produit qui nécessite une approche un tant soit peu rigoureuse.

D’ailleurs, savoir comment reconnaître les bonnes bouteilles des mauvaises semble pour beaucoup bien trop ardu. Jacques Vivet, avec son dernier ouvrage, nous montre pourtant que l’entrée dans le monde de l’œnologie est peut-être plus facile qu’on ne le croit.

dégustation de vin
Un livre pour apprendre à déguster le vin

Un ouvrage au service du vin

Jacques Vivet est à la fois un homme passionné par le vin et un pédagogue hors pair, qui se consacre depuis des années à la transmission de ses connaissances sur le sujet. Directeur de la plus vieille école de dégustation de Paris, cet ancien expert judiciaire tente par tous les moyens de faciliter la relation que les Français entretiennent avec le vin.

Dans son dernier livre, intitulé Le Vin. Petit traité de dégustation, l’auteur multiplie ainsi les conseils et les astuces dans un seul but : que le lecteur reprenne confiance en lui et croit à nouveau en ses capacités gustatives et olfactives.

Un livre à la fois ludique et pratique

Loin du monde parfois élitiste des professionnels du vin, l’auteur a surtout cherché à proposer un livre utile, dont le contenu se révèle directement utilisable par les lecteurs.

Au fil des pages, on trouve ainsi des exemples de mariages réussis entre vins et plats, des dizaines de fiches présentant de manière claire et concise de nombreux types de vins, ou encore des questionnaires afin de tester ses connaissances.

Jacques Rivet nous présente donc ici un véritable outil d’expert en œnologie, qui pourra servir à tous ceux qui pensaient être incapables de devenir un jour des connaisseurs à part entière.

Comment le champagne vieillit ?

Le 27 novembre dernier, lors de la manifestation “Paris fête le champagne” qui s’est tenue au restaurant Le Laurent, treize prestigieuses maisons de champagne ont entrepris de réunir plusieurs cuvées de champagne datant des années 1970.

A cette occasion, les spécialistes ont évoqué la manière dont vieillissent les meilleurs champagnes après plusieurs années en bouteille.

champagne
Comment le champagne vieillit

Les caractéristiques d’un vieux champagne

les œnologues reconnaissent un vieux millésime de champagne d’après certains critères. Tout d’abord, un champagne âgé de plusieurs décennies apparaît un peu moins effervescent qu’un millésime récent et ses arômes sont devenus plus expressifs et subtils avec, notamment, des notes de sous-bois mais aussi des saveurs beurrées ou grillées.

En outre, un vieux champagne développe un aspect moelleux, voire même liquoreux, tout en conservant une grande fraîcheur.

Certains millésimes ont même développé de nouvelles qualités en vieillissant. Ainsi, selon le chef de cave Dominique Demarville, les millésimes de 1973 et 1979 se démarquent par leur grande pureté tandis que celui de 1976 se caractérise par un côté charnu très poussé.

Les nouvelles saveurs de la vieillesse

Julie Murez qui œuvre au sein de la maison de champagne Krug n’a de cesse de chanter les louanges des vieux millésimes qui, en sus de voir leurs saveur originelle s’affermir, ont développé de nouveaux arômes au fil du temps.

L’idée est partagée par Antoine Gerbelle qui apprécie particulièrement les notes fruitées et fleuries, teintées d’une saveur mielleuse, d’un champagne Charles Heidsieck de 1973.

Force est de constater, selon l’avis des experts, que les champagnes comptent parmi les vins qui vieillissent le mieux et gagnent du caractère au fil des années.

La récolte de Bordeaux au plus faible depuis 22 ans

Les vendanges sont terminées et le bilan n’est pas gratifiant dans le Bordelais.

En effet, selon les propriétaires-récoltants, le millésime 2013 est inquiétant. Il faut remonter à 1991 pour obtenir une récolte aussi faible.

Bordeaux
La production de Bordeaux en baisse

Pourquoi un tel désastre dans le Bordelais ?

D’abord, il faut accuser la météo : deux orages de grêle, cet été, ont touché 22 000 hectares d’Entre-deux-mers. Ensuite, il faut se souvenir que le printemps fut froid et très pluvieux.

Cela a ralenti la croissance des grappes dont les grains étaient plus petits et moins nombreux.

Une récolte vraiment faible

Dans certains vignobles, la récolte est divisée par deux. La chute de cette production est inquiétante car certains parlent d’une récolte d’environ 4 millions d’hectolitres soit quasiment un tiers de pertes.

En 2008, la récolte était de 4,8 Mhl et en 1991, véritable désastre, on avait touché le fond avec 2,6 Mhl.

Quelles seront les conséquences ?

Certains viticulteurs risquent d’être obligés de reporter des investissements prévus de longue date. Ils vont aussi de perdre des marchés dans la mesure où ils ne pourront pas honorer les commandes. Quand le client se tourne vers un autre fournisseur, ce n’est jamais bon.

Au-delà de ces pertes pour les propriétaires, c’est toute la filière viticole qui pourrait être touchée. Dans la mesure où les quantités de vin sont insuffisantes, les verriers fabriqueront moins de bouteilles.

Les fabricants de bouchons, les imprimeurs d’étiquettes verront aussi leurs commandes réduites

Quant au consommateur, il paiera son Bordeaux plus cher même si les grandes surfaces font pression pour limiter cette augmentation. Ce devrait être les vins en vrac qui seront les plus touchés.