Comme chaque année, le troisième jeudi du mois de novembre est exclusivement dédié au Beaujolais Nouveau.
Comme chaque année, les amateurs de la tradition cherchent à découvrir l’arôme principal de cette cuvée : banane, cerise…?

Comme chaque année, les puristes s’exclament que ce vin ne mérite pas que l’on parle de lui, et que son unique mérite est de procurer aux vignerons du Beaujolais (ainsi qu’à toute la chaîne de distribution) des revenus intéressants : ce produit considéré comme bas de gamme par les « vrais » amateurs de vin est en effet placé en tête de gondole dans les supermarchés et fait l’objet d’opérations marketing ou d’offres d’appel.
Comme chaque année, les cavistes l’utilisent comme prétexte à l’organisation de soirées conviviales, autour d’un plateau de charcuterie ou de fromages – ce qui leur promet également des revenus conséquents en une seule soirée.
Comme chaque année, ce n’est en réalité pas le goût du vin que recherchent les consommateurs, mais la continuité d’une tradition et quelques moments d’amitié autour d’un bon repas.
Comme chaque année, ce sont en réalité les étrangers qui se jettent principalement sur le Beaujolais Nouveau, tant il fait référence à une tradition française à laquelle les francophiles souhaitent participer. Pour mémoire, 16 millions de primeur ont été commercialisés à l’export l’année dernière (soit la moitié de la commercialisation totale).
Alors comme chaque année, il a certes le goût de banane, mais il a également le goût d’un mois réussi pour les vignerons et la chaîne de distribution.
