La Chine rend au Champagne ses lettres de noblesse

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La Chine consomme plus de vin que la France

L’indication géographique « Champagne » est désormais protégée par le gouvernement chinois, protégeant ainsi la fameuse bouteille de la contrefaçon et des usages abusifs. Elle reconnait ainsi le caractère particulier du Champagne, qui trouve son origine dans des conditions naturelles et un savoir-faire bien spécifiques. Fini les mousseux labellisés « champagne » autrefois disponibles dans les supermarchés chinois ! Désormais, le CIVC (Comité interprofessionnel des Vins de Champagne) pourra saisir la justice chinoise en cas d’abus.

Un marché grandissant qu’il fallait protéger

Au cours de ces dernières années, l’exportation de Champagne vers la Chine a connu sa plus belle progression. Plus de 2 millions de bouteilles y ont été expédiées en 2012. La croissance des ventes a augmenté de 51,8% par rapport à l’année précédente, un succès que la Chine devait reconnaître et sauvegarder des usages malveillants. Dans ce pays où la contrefaçon est monnaie courante, on trouve même des sodas, des bougies ou encore des jouets nommés Champagne. Espérons que cette décision du gouvernement chinois remettra de l’ordre dans ce gigantesque malentendu.

Un enjeu international

La Chine est aujourd’hui le cinquième marché du Champagne, hors Union Européenne. Après le cognac, le whisky écossais et les vins de Napa (Etats-Unis), le Champagne devient donc le quatrième grand nom du vin à jouir de la protection chinoise. Cette reconnaissance est également un avertissement envoyé aux Etats-Unis, qui continuent d’abuser de la marque en l’apposant sur 50% de ses mousseux.

Je ne crois que ce que je bois !

Parfois nommé le sang de la terre ou le sang de dieu, le vin est un élément incontournable du patrimoine hexagonale et un fleuron de la France à l’export. Il se vend dans le monde plusieurs millions de bouteilles de vins et pourtant selon les analystes 20 % des ventes dans le monde seraient des contrefaçons.

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Contrefaçon d’étiquettes de vin

Ce chiffre, absolument incroyable, est du en partie à une arnaque aussi vieille que l’invention du vin et qui consiste à intervertir les étiquettes sur les bouteilles et à faire de la plus mauvaise piquette un premier grand cru classé. C’est ainsi qu’il se vend dans le monde chaque année 2 millions de bouteilles de Château Lafite Rothschild alors que le domaine n’en produit que 240 000. Et s’il fallait avoir un regard cynique, il y a neuf chances sur dix d’acheter un faux Château Lafite Rothschild.

Le véritable savoir faire des arnaqueurs est dans l’imitation parfaite de l’étiquette qui doit être capable de tromper l’acheteur. En effet, la notoriété du vin est telle que l’étiquette suffit à valoriser le produit et à concrétiser la vente. Le vin ne sera peut être jamais bu ou son mauvais goût sera attribué à son vieil âge.

Cependant les véritables faussaires de haut niveau ont du adapter leurs techniques car ils ont désormais affaire à des acquéreurs qui sont de vrais connaisseurs. Il est impossible de vendre une bouteille de plusieurs milliers d’euros à un collectionneur sans que la robe et la texture du vin ne soit strictement identique à l’original. Ils achètent souvent de vieux crus bourgeois et ils remplacent alors l’étiquette.

Le tour est joué !

La contrefaçon touche aussi le vin

Omniprésente au sein du commerce international, la contrefaçon touche aussi le vin. Si, à l’heure actuelle, seuls les crus les plus prestigieux sont concernés, la plupart des professionnels de la filière vin restent néanmoins sur le qui-vive.

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La contrefaçon touche aussi le vin

 

La contrefaçon des grands vins : un phénomène en plein essor

Les chiffres inhérents à la contrefaçon des vins s’avèrent inquiétants. En effet, les économistes estiment que 20% du volume de vin échangé à travers le monde proviendrait de la contrefaçon. En outre, l’INAO traite environ 300 dossiers par an liés à la contrefaçon des grands crus.

Force est de constater que la contrefaçon des vins apparaît comme un business fort lucratif. Le phénomène, en vogue depuis les vingt dernières années, doit être mis en corrélation avec la croissance économique que connaissent les pays émergents. En effet, les faussaires ont rapidement compris que les classes aisées de ces pays apprécient tout particulièrement les luxueux produits européens tels les grands crus français. Ainsi, plus d’un quart des quelques 300 dossiers traités par l’INAO concernent la contrefaçon des vins en provenance de Chine.

Comment reconnaître les contrefaçons

Laurent Ponsot, spécialiste des contrefaçons de grands crus, relate une escroquerie concernant la cuvée Romane-Conti 1945. Ainsi, il n’existe que deux tonneaux de ce prestigieux cru de Bourgogne. Or, depuis 25 ans, il s’en serait écoulé plus du quintuple, ce qui corrobore les soupçons de contrefaçon.

Comment remédier au problème?

Soucieux de préserver l’authenticité de leurs vins, les vignerons utilisent des étiquettes numérotées mais également des bouteilles gravées. On constate aussi l’utilisation d’internet et de procédés plus high-tech tels que des codes barres infalsifiables ou encore des codes à bulles. Cette dernière technologie, présentée comme infaillible, connaît un réel succès tant au seins de l’Hexagone qu’à l’étranger.