Depuis le 1er janvier 2008, l’Union Européenne fixe les règles en matière de teneurs en pesticides dans les végétaux destinés à l’alimentation humaine.
Cette harmonisation des législations européenne s’applique bien évidemment au vin produit directement à partir du raisin. Explications des grandes lignes et de leurs conséquences.

Les grandes lignes des normes européennes.
Les normes européennes en matière de pesticides dans le vin reposent sur 2 valeurs : la LMR ou Limite Maximum de Résidu de chaque pesticide présent dans une quantité volumique ou massique de produit végétal produit en conformité avec les bonnes pratiques en matière agricole et la DJA ou Dose Journalière Admissible du pesticide qui représente la quantité maximum de pesticide que peut ingérer un être humain pendant toute sa vie sans influence sur sa santé.
Une réglementation qui soulève des protestations de la part des associations de santé.
En harmonisant les règles de teneurs en résidus de pesticides dans le vin en se basant sur la LMR et la DJA, l’Union Européenne a par effet mécanique relevé les seuils de teneurs en résidus de certains pesticides prévus dans certaines Législations Nationales comme celle de la France notamment.
Et comme le droit Européen doit prévaloir, la nouvelle réglementation Européenne en la matière doit s’appliquer dans chaque état membre. Certains experts jugent que cette réglementation abaisse les seuils de sécurité du consommateur communément en vigueur dans certains pays d’Europe jusqu’en 2008. Le respect de la DJA n’occulte pas en effet les risques de santé posés par l’ingestion de certains produits pesticides dans certains organismes humains plus sensibles même à des teneurs conformes à la réglementation.
En tout cas, il s’agit d’un débat d’experts de longue haleine qui devrait connaître des rebondissements dans les années à venir.
