Une nouvelle appellation pour le vin de Mâcon ?

Il n’est plus besoin de présenter ni de vanter les vins de Bourgogne dont l’histoire, si l’on en cherchait les racines les plus anciennes, pourrait bien remonter à la période antique. L’on sait en effet que dès le premier siècle de notre ère, le territoire que recouvre aujourd’hui la Bourgogne maîtrisait parfaitement les procédés propres à la viniculture.

Il faut cependant attendre la période médiévale, plus particulièrement les Xe et XIe siècles, pour que la culture de la vigne connaisse un véritable essor, à la faveur des implantations monastiques, clunisiennes et cisterciennes notamment.

Vin de bourgogne
Une nouvelle appellation

A la toute fin du XIVe siècle, à l’initiative de Philippe le Hardi, une première réglementation impose le primat du pinot noir. La grande aventure des vins de Bourgogne est lancée.

Aujourd’hui, la région compte des appellations renommées : Pouilly-Fuissé, Pouilly-Vinzelles, Pouilly-Loché, Saint-Véran, Viré-Clessé. Bientôt cependant, une nouvelle appellation pourrait venir augmenter cette liste. En effet, ce sont près de cent producteurs qui revendiquent auprès de l’INAO de Mâcon le droit d’imposer l’appellation Lugny.

Cette dernière doit son nom à une commune du mâconnais. L’on produit dans ses environs du vin, du Mâcon-Lugny, depuis 1948. Mais la reconnaissance d’une appellation permettrait de donner une nouvelle impulsion au breuvage. Pour autant, c’est un véritable parcours du combattant qui attend les producteurs réunis en syndicat. Il faudra d’abord convaincre l’INAO, délimiter rigoureusement l’emprise des vignes, prouver l’utilité d’une appellation Lugny, ses apports possibles dans le rayonnement de la Bourgogne. Si l’INAO de Mâcon accepte la requête des viticulteurs, il faudra encore que le dossier persuade d’autres acteurs, à l’échelle nationale cette fois.

Prévisions optimistes concernant la production du vin français pour l’année 2013

D’après les toutes dernières prévisions de l’Agreste (organisme de statistiques du ministère de l’agriculture) établies au 1er août, la production de vins français devrait bondir de plus de 11% cette année par rapport à l’année dernière. En effet, 2012 fut une année particulièrement catastrophique pour les viticulteurs français en raison des mauvaises conditions météorologiques au moment de la floraison et de la formation des raisins. Ainsi, la récolte de l’année dernière a été la plus mauvaise récolte depuis plus d’une trentaine d’années.

récolte
Prévision optimiste pour la production du vin

Pour les prévisions de l’année 2013, ce sont les vins pour eaux de vie qui verront leur production progresser le plus fortement avec plus de 18% tandis que la production des vins d’appellation devrait également augmenter de plus de 5%.
Au niveau national, plus de 45 millions d’hectolitres de vin devraient être produits cette année, permettant ainsi d’obtenir une récolte supérieure à la moyenne de celle des cinq dernières années (environ 1% d’augmentation).

Enfin, d’après les prévisions de l’Agreste, on observe une très grande disparité entre les régions :

Dans la région bordelaise, la récolte devrait diminuer de plus de 8% par rapport à 2012. De plus, il est important d’ajouter que les dégâts engendrés dernièrement par les nombreuses chutes de grêles dans cette région n’ont pas été pris en compte pour réaliser cette estimation. On peut donc s’attendre à un repli encore plus conséquent pour la production du vin bordelais.

A l’inverse en Champagne et en Bourgogne les récoltes sont attendues en très nette hausse, grâce à une excellente floraison pendant l’été, avec des augmentations respectives de 56% et 25% par rapport à 2012.

Le vignoble de Bourgogne détruit par la grêle

Triste nouvelle pour les vignerons de Bourgogne. En effet, le vignoble de Bourgogne vient d’être détruit par la grêle.

La grêle est l’un des plus grands ennemis des vignobles. Et, elle vient encore une fois de le démontrer. En effet, le vignoble de Bourgogne vient d’être à nouveau endommagé par la grêle. Les appellations de Beaune telles que Savigny-lès-Beaune, Pommard, Corton-Charlemagne, Meursault, Monthélie, Volnay, etc…ont subi entre 10% et 90% de pertes.

Il faut dire que déjà l’année dernière, la grêle avait déjà causé d’énormes dégâts. Beaucoup de vignerons sont impuissants face à cette situation parce que n’étant pas assuré. Cela est surtout lié au fait que l’assurance coûte chère. Selon Cécile Mathiaud du Bureau Interprofessionnel des Vins de Bourgogne (CIVB), « Toutes les appellations de Beaune sont touchées et entre 10 et 90% des parcelles détruites ».

Pour le viticulteur de Pommard, Jean-Louis  Moissenet, ce qui vient de se produire est un véritable désastre. Il a déclaré que : « Après l’orage, on dort mal, on se demande comment on va faire les vendanges. Mais quand on arrive sur les lieux et qu’on voit tout par terre, c’est comme si on venait d’être licencié sans prime. On a travaillé toute l’année et on vient de tout perdre ».

Il faut savoir que ce sont surtout les entreprises viticoles de taille réduite qui ont été surtout touchées par ces intempéries. Déjà, des réunions de crises étaient organisées afin d’avoir une idée claire de la situation.